Letter to the Prime Minister of Canada, Justin Trudeau

Version française ci-dessous

Letter to the Prime Minister of Canada, Justin Trudeau:

The Canadian Government must express its rejection to the violent repression of protesters in Peru by the government of Dina Boluarte. On December 7, 2022, former president Pedro Castillo (2021-2022) was ousted from office after trying to temporarily dissolve Congress and establish an emergency government. Hours after Castillo’s destitution, former vice-president Boluarte was sworn into office. As president, Boluarte established alliances with ultraconservative political parties. On December 8, she announced that her administration would deprioritize projects aiming to address structural inequality, which were central to her party’s platform. Following this unexpected turn, protests gained consistency and scale.

The protesters’ demands are plural and heterogeneous, but many coincide in calling for Boluarte’s resignation, the closure of congress, new elections, and a plurinational Constituent Assembly. The Boluarte government has responded with militarized repression and murderous violence. To date, documented human rights violations include:

●      Approximately 48 extra-judicial executions of civilians and 11 other registered deaths, including a total of 9 minors, since December, most of them due to the disproportionate use of force by the police and military. There are also more than 1000 reported injuries. State violence has particularly affected civilians from Indigenous and rural communities, and in cities in the southern Andes.

●      The use of lethal weapons and disproportionate force to disperse crowds and remove demonstrators from critical infrastructure. According to a 2020 document from the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights, only less-lethal weapons are permitted in response to protests, except where an identifiable and specific threat puts life in imminent danger.

●      The use of undercover police officers during protests to escalate violence and enable increasingly dangerous repression techniques. The Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights has specifically recommended that this practice be prohibited.

●      Arbitrary detentions, raids, and other flagrant violations of due process. The National Coordinating Office for Human Rights reports that public defenders were not present when detainees were taken into custody and interrogated. In some cases, personal defense lawyers were withheld from assisting detainees, violating their right to counsel. They also report that the police have planted evidence to incriminate detainees, and in other cases withheld their whereabouts.

●      Reports of torture and sexual violence while in police custody.

●      Targeted arrests and persecution of community leaders by police forces specialized in counter-terrorist operatives. Some leaders arrested in the provinces have been unlawfully transferred to detention facilities in Lima.

●      The use of prosecutors specialized in organized crime to investigate demonstrations and any violent incidents that arise within them, as per instructions issued by the Public Ministry on December 15. This approach privileges the criminalization of community leaders over an investigation of policing practices. The Inter-American Commission of Human Rights has exhorted the Peruvian government to let prosecutors specialized in human rights to lead these efforts.

●      False accusations of “terrorism” levied against demonstrators and community organizers used to justify arbitrary detentions and rationalize a disproportionate use of force by the military and the police. These claims are amplified by corporate media outlets, whose ownership is highly concentrated. The Inter-American Commission of Human Rights has condemned such allegations and the use of stigmatizing language against protestors.

●      Alternative press and independent journalists have endured threats and physical attacks for reporting on state violence, often from police. The UN General Assembly has condemned this type of violence against journalists, including in the context of their work on protests and conflict. Moreover, with a nearly monopolized corporate press, misinformation and disinformation have become common across different news circuits.

It is also important to mention that on December 18, in her first television interview, Boluarte said that all deaths related to the protests would be under military jurisdiction. This assertion, however, was withdrawn following a ruling by the Inter-American Court of Human Rights that all cases of state violence against civilians should be investigated by civilian, not military, institutions.

We urge the Canadian government to reject these and any other human rights violations committed by the Boluarte government in Peru and to add its voice to calls from the international community to stop the violent repression of civilians exercising their right to protest.

Signatories:

First name Last name, Occupation

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English version above

Lettre adressée au premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Le gouvernement du Canada doivent dénoncer la violente répression de manifestants au Pérou par le gouvernement de Dina Boluarte. Le 7 décembre 2022, l’ancien président Pedro Castillo (2021-2022) a été évincé de ses fonctions après avoir tenté de dissoudre temporairement le Congrès et d’établir un gouvernement d’urgence. Quelques heures après la destitution de Castillo, l’ancienne vice-présidente Boluarte a prêté serment. En tant que présidente, Boluarte a noué des alliances avec des représentants de partis politiques ultraconservateurs. Le 8 décembre, elle a annoncé que son administration ne prioriserait plus les projets visant à lutter contre les inégalités structurelles qui étaient au cœur de la plateforme de son parti. Suite à ce virage inattendu les protestations ont gagné en substance et pris de l’ampleur.

Les revendications des manifestants sont plurielles et hétérogènes, mais beaucoup se rejoignent dans leur appel à la démission de Boluarte, à la clôture du Congrès, à de nouvelles élections et à une Assemblée constituante plurinationale. Le gouvernement Boluarte a répondu par la répression militaire et la violence meurtrière. À ce jour, les violations documentées des droits de l’homme comprennent :

●  Environ 48 exécutions extrajudiciaires de civils, et 11 autres décès, dont au total 9 mineurs, depuis le 11 décembre, la plupart d’entre eux en raison de l’usage disproportionné de la force par la police et l’armée. Additionnellement, il y a plus de 1000 personnes blessées. La violence d’État a particulièrement touché la population civile des communautés autochtones et rurales, et dans les villes du sud des Andes.

●  L’utilisation d’armes meurtrières et l’usage disproportionné de la force pour disperser les foules et éloigner les manifestants des infrastructures critiques. Selon un document de 2020 du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, seules les armes à létalité réduite sont autorisées en réponse aux manifestations, sauf lorsqu’une menace identifiable et spécifique met la vie en danger imminent.

●  L’utilisation d’agents de police en civil lors de manifestations pour intensifier la violence et permettre des techniques de répression de plus en plus dangereuses. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a expressément recommandé l’interdiction de cette pratique.

●  Détentions arbitraires, raids, et d’autres violations flagrantes du droit à une procédure régulière. L’Office national de coordination des droits de l’homme a signalé que les avocats de la défense n’étaient pas présents lorsque les détenus ont été placés en garde à vue et interrogés. Dans certains cas, les avocats de la défense ont été empêchés d’aider les détenus, en violation de leur droit à un avocat. L’Office signale également que la police a introduit de fausses preuves pour incriminer les détenus, et, dans autres cas, même retenu leur lieu de détention.

  Rapports de torture et de violences sexuelles pendant la garde à vue.

●  Arrestations ciblées de dirigeants communautaires par des forces de police spécialisées dans la lutte contre le terrorisme. Des dirigeants arrêtés en province ont été illégalement transférés dans des centres de détention à Lima.

●  Le recours à des procureurs spécialisés dans le crime organisé pour enquêter sur les manifestations et les incidents violents qui s’y produisent, conformément aux instructions émises par le ministère public le 15 décembre. Cette approche privilégie la criminalisation des leaders communautaires par rapport aux enquêtes sur les pratiques policières. La Commission interaméricaine des droits de l’homme a exhorté le gouvernement péruvien à laisser des procureurs spécialisés dans les droits de l’homme diriger ces efforts.

●  Fausses accusations de « terrorisme » portées contre les manifestants et les organisateurs communautaires et utilisées pour justifier des détentions arbitraires et justifier un usage disproportionné de la force par l’armée et la police. Ces allégations  sont amplifiées par les médias privés, dont la propriété est très concentrée. La Commission interaméricaine des droits de l’homme a condamné ces allégations et l’utilisation d’un langage stigmatisant contre les manifestants.

●  Des médias alternatifs et des journalistes indépendants ont fait l’objet de menaces et d’attaques physiques pour des reportages sur la violence d’État, souvent de la part de la police. L’Assemblée générale des Nations Unies a condamné ce type de violence contre les journalistes, notamment dans le cadre de leurs travaux sur les manifestations et les conflits. De plus, avec une presse d’entreprise presque monopolisée, mésinformation et désinformation sont devenues courantes dans différents circuits d’information.

Il est également important de mentionner que le 18 décembre, dans sa première entrevue télévisée, Boluarte a déclaré que tous les décès liés aux manifestations seraient du ressort d’une juridiction militaire. Cette affirmation a cependant été retirée suite à un arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l’homme selon lequel tous les cas de violence de l’État contre des civils devraient faire l’objet d’enquêtes par des institutions civiles et non militaires.

Nous exhortons le gouvernement canadien à rejeter toute violation des droits humains commise par le gouvernement Boluarte au Pérou et à ajouter sa voix aux appels de la communauté internationale pour mettre fin à la répression violente des civils exerçant leur droit de manifester.

Signataires:

  1. Conseil central du Montréal métropolitain – CSN
  2. Comité pour les droits humains en Amérique-Latine (CDHAL)
  3. Coletivo Brasil-Montréal 
  4. Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) – Tiohtià:ke 
  5. Colectivo Estamos Aquí 
  6. Parti Communiste du Canada (PCC) 
  7. Palestiniens et juifs unis (PAJU) 
  8. Todos por Guatemala – Canadá 
  9. Table de concertation de solidarité Québec-Cuba
  10. Caravane d’amitié Québec-Cuba 
  11. Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM)
  12. Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED-UQAM)
  13. Ligue de la jeunesse communiste du Québec
  14. Collectif Féministes racisées unies et solidaires
  15. ADEESE (Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal)
  16. Comité de Solidarité/Trois-Rivières
  17. ARO CoopérAction InterNational
  18. Solidarité Québec-Haïti
  19. ConcertAction Femmes Estrie
  20. Comité Marche mondiale des femmes – Estrie
  21. Collectif anarchiste Emma Goldman, Saguenay sur le Nitassinan
  22. Chile Desperto Montreal-Canadá 
  23. Centre d’amitié autochtone de Montréal
  24. Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  25. Mouvement québécois pour la paix
  26. Idle No More
  27. Réseau autochtone de Montréal
  28. Du Pain et des Enjeux
  29. Commission altermondialisation et solidarité internationale de Québec solidaire
  30. Journal des alternatives – une plateforme altermondialiste

  1. Jorge Flores-Aranda, professeur adjoint, Université du Québec à Montréal 
  2. Rossio Motta-Ochoa, professeure adjointe, Université de Montréal 
  3. Ingrid Hall, professeure, Université de Montréal 
  4. Vincent Romani, professeur, Département de science politique, UQAM 
  5. Edward Lee, professeur, Université de Montréal 
  6. Céline Bellot, professeure, Université de Montréal
  7. Ricardo Peñafiel, professeur associé, Département de science politique, UQAM 
  8. Marie Josée Massicotte, professeure, Université d’Ottawa 
  9. Francis Dupuis-Déri, professeur, UQAM
  10. Marie-Christine Doran, professeure titulaire, Université d’Ottawa 
  11. Gaëlle Breton-Le Goff, professeure associée, Département des sciences juridiques, UQAM
  12. Christian Nadeau, professeur de philosophie, Université de Montréal 
  13. Bruce Broomhall, professeur, Département des sciences juridiques, UQAM 
  14. Christian Jetté, professeur, École de travail social de l’Université de Montréal 
  15. Sonia Gauthier, professeure, Université de Montréal 
  16. Marie-Laurence Poirel, professeure, École de travail social, Université de Montréal 
  17. Sophie Hamisultane, professeure, École de travail social, Université de Montréal 
  18. Martin Gallié, professeur de droit, UQAM  
  19. Dominique Leydet, professeure, Département de philosophie, UQAM 
  20. Emmanuelle Khoury, professeure, École de travail social, Université de Montréal 
  21. Nora Nagels, professeure, UQAM 
  22. Pierre Bosset, professeur de droit, UQAM 
  23. Rémi Bachand, professeur, Université du Québec à Montréal 
  24. Patrick Forget, professeur de droit, UQAM 
  25. Ndeye Dieynaba Ndiaye, professeure de droit, UQAM
  26. Sue-Ann MacDonald, professeure agrégée, Université de Montréal
  27. Magali Uhl, professeure, UQAM  
  28. Christine Tappolet, professeure, Université de Montréal 
  29. Leila Celis, professeure de sociologie, UQAM
  30. Julie Guyot, professeure d’histoire 
  31. Susan Smith, professeur
  32. Alan Wong, professeur 
  33. Alena Valderrama Guevara, médecin-chercheur-professeure universitaire 
  34. Pablo Salinas, professeur d’université 
  35. Marcos Ancelovici, professeur, UQAM 
  36. Kelly McKinney, professeure de CÉGEP
  37. Xavier Camus, professeur de philosophie de CÉGEP
  38. Jade Bourdages, professeure agrégée, UQÀM
  39. Geneviève Dorais, professeure, Université du Québec à Montréal
  40. François Crépeau, professeur, McGill University
  41. François Roch, professeur titulaire, UQAM
  42. Carolyne Grimard, professeure, Université de Montréal
  43. Paul Eid, professeur, département de sociologie, UQAM
  44. Marcelo Otero, professeur, UQAM
  45. Aline Bogossian, PhD, professeure, Université de Montréal 
  46. Susan Spronk, professeure à l’Université d’Ottawa
  47. Jonathan Wald, chargé de cours universitaire
  48. Serge Vicente, chargé de cours, Université de Montréal
  49. Alessandra Devulsky, chargée de cours à l’UQAM 
  50. Andres Larrea, chargé de cours, Université du Québec à Montréal
  51. Marta Teixeira, enseignante universitaire, Université Laval 
  52. Sandrine Ricci, doctorante (sociologie, UQAM) et chargée de cours (Université de Montréal)
  53. Oscar Firbank, professeur, Université de Montréal
  54. Peter Gose, Professor Emeritus, Carleton University
  55. Eliana Sotomayor, Chargée de cours, UderM
  56. Gisela Frias, Professor, Concordia University

  1. Jorge Alonso Gamarra, doctorant, McGill University
  2. Gladys Haro, éducatrice
  3. Maria Antonia Cueva Carranza, préposée aux bénéficiaires
  4. Manuel Perea Saavedra, retraité 
  5. Natalia Incio Serra, professionnelle de recherche, CIUSS Centre Sud de l’Ile de Montreal
  6. Ségolène Guinard, doctorante en anthropologie, McGill University 
  7. Yolanda Capristan 
  8. Sandy Anticona García, auxiliaire aux services de santé, CIUSSS EST 
  9. Jacqueline Perez, travailleuse communautaire 
  10. Gerardo Juárez, surintendant 
  11. Segundo Haro Vera, platrier  
  12. Cinthya Dietz, intervenante communautaire 
  13. Guillermo Carhuachagua, cuisinier 
  14. Ángel Coronado, employée 
  15. Margarita Ahumada V, éducatrice en service de garde 
  16. Santiago Cueva, chimiste 
  17. Asya Malinova, citoyenne 
  18. Johnny Gomez, biologiste CRCHUM 
  19. Elizabeth Zarate, éducatrice en service de garde 
  20. Normand Raymond, traducteur agréé et auteur-compositeur-interprète 
  21. Ricardo Mella 
  22. Paola Melgarejo, adjointe administrative 
  23. Beatriz Suarez, ingénieure 
  24. Yuxuan Zhang 
  25. Abdel Collas, entrepreneur général
  26. Rafael Verastegui
  27. Carina Plakoo 
  28. Pedro Salmeron, gérant d’entreprise 
  29. Stéphane Quesnel, gestionnaire municipal 
  30. Alena Valderrama Guevara 
  31. Alejandra Martinez Valderrama, médecin 
  32. Sebastian Martinez Valderrama, étudiant 
  33. Maatangi Sachchithanandam, scientifique
  34. Lola Gingras, développeuse Web chez Réseau Koumbit 
  35. Vanessa Bourgeois, thérapeute somatique 
  36. Alexia Wildhaber-Riley, militant.e pour la justice environnementale 
  37. Hortensia Agurto 
  38. Serge Patenaude, bachelier en sciences sociales 
  39. Sylvain Archambault 
  40. Alejandro Elgueta, travailleur de la santé 
  41. Minh Duc Nguyen 
  42. Daisy Couture, graduate student 
  43. Rubén Orellana, artiste 
  44. Maxine Tourigny, retraitée 
  45. Josée Bellemare, adjointe administrative 
  46. Carlos Arellano Loayza, chimiste pharmaceutique
  47. Gabriela Gomez, infirmière 
  48. Alejandro Silva, technicien ambulancier paramédic 
  49. Yalda Machouf Khadir, avocate 
  50. Louis Chartrand, Ph.D., analyste de données 
  51. Claudia Valcarcel, étudiante 
  52. Gustavo Monteiro da Silva Carlos, préposé à l’hygiène et la salubrité 
  53. Sean O’Donoghue, retraité
  54. Adam Fleischmann, Ph.D., chercheur 
  55. Celeste Trianon, juriste et activiste trans 
  56. Jacques Boivin 
  57. Justin Caouette, étudiant 
  58. Tom Guego, intervenant communautaire 
  59. Émilie Roussel, étudiante
  60. Carmen Pilar Castro Barrientos, technicien en métrologie 
  61. Noe Arteaga 
  62. Bernadette Perron 
  63. Helena Leal, étudiante au doctorat 
  64. Etienne Moreira, étudiante au doctorat 
  65. Claudio Bonatto, intervenant  
  66. Lamia Bousliman, étudiante de droit 
  67. Claudia Flores Echaiz, médecin
  68. Édouard Bernier-Thibault, étudiant 
  69. Carolina Navarrete, activiste 
  70. Christopher Kawall, Manulife Group Benefits 
  71. Maneram Kawall, retraité
  72. Barbara Kawall, retraitée
  73. Kimmy Autar-Bhantooa, conseillère en acquisition de talents 
  74. Charle André Terrault, enseignant 
  75. Florie Dumas-Kemp, travailleuse 
  76. Amy Cao, médecin 
  77. Leonardo Braz, designer 
  78. Alicia Fortin, étudiante en droit 
  79. Kevin Callahan, retraité 
  80. Manuel Johnson, avocat 
  81. Marlene Breton 
  82. Juan Carlos Angel Ramirez, Mcdonald’s
  83. Rishi Kawall, fulfillment manager 
  84. Elizabeth Punil Ramos, éducatrice 
  85. François Dénommée, travailleur 
  86. Sara Hernandez 
  87. Émile Brassard, étudiant 
  88. Jean-Claude Landry, Trois-Rivières
  89. Milagros Saavedra Rodriguez 
  90. Florence Tiffou, militante 
  91. Regina Frisancho, étudiante 
  92. Richard Grenier, directeur-adjoint 
  93. Nizar Baz, étudiant 
  94. Hesser Garcia, travailleuse
  95. Coralie Gagnon-Voyer, animatrice sociale 
  96. Alejandra Zaga Mendez, député de Québec solidaire
  97. Haroun Bouazzi, député de Québec solidaire
  98. Valérie Delage
  99. Laurianne Dinucci, étudiante 
  100. Marie-Christine Lee, citoyenne 
  101. Steven Roy Cullen, directeur adjoint 
  102. Lizbeth Tupac Yupanqui 
  103. Milena Gioia, chargé.e de mobilisation, Solon 
  104. Mikhael Orozco, étudiant 
  105. Sarah Bourdages, citoyenne 
  106. Marika Handfield, étudiant au doctorat en psychologie communautaire 
  107. Hossain Abzal, directeur de laboratoire
  108. Fella HK, étudiante 
  109. Alexandre Laplante Boulanger 
  110. Sara Arsenault, avocate 
  111. Pierre-Olivier Lessard, étudiant et travailleur 
  112. Chloé Mireault, étudiante 
  113. Anne-Julie Morasse 
  114. Javier Escamilla, artiste et médiateur culturel 
  115. Juliana Escamilla, étudiante 
  116. Louis-Jerome Doran, communications, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  117. Ana Fru, étudiante 
  118. Emma Dowson-McKenna, étudiante en soins infirmiers 
  119. David Massicotte, étudiant
  120. Florence Lachapelle, étudiante 
  121. Jacques Beaudoin, avocat 
  122. Michael Kawall, ingénieur
  123. Mélanie Boisclair
  124. Nicole Godin 
  125. Benoît Marchand, étudiant
  126. Daniela Minaya, étudiante
  127. Gerardo Ly Hoja, psychologue
  128. Iminovich Gonzales, professeure d’espagnol
  129. Lucia Flores Echaiz, avocate et étudiante à la maîtrise en droit (UQAM) 
  130. Manuel Penafiel, retraité 
  131. Cynthia Calderon Gambini, travailleuse sociale CIUSSS de l’est de l’île
  132. Daphnée Blais, étudiante
  133. Natalia E. Conde, biologiste
  134. Delphine Gauthier-Boiteau, avocate et candidate à la maîtrise en droit
  135. Virginie Claveau, maîtrise en travail social (UQAM)
  136. Fred Jones, enseignant et président du syndicat retraité
  137. Manon Langlois, enseignante
  138. Josué Sénat, M.A politologue
  139. Luisa Pimentel, assistante de recherche, Université McGill
  140. Anne Boucher
  141. Line Bonneau, citoyenne
  142. Thierry Trudeau, étudiant au collégial
  143. Kamélia Hadjadji, étudiante
  144. Marie Houle, retraitée 
  145. Ofelia Echaiz Caballero, médecin (Pérou) et infirmière (Qc)
  146. ​​Alain Dumas, économiste 
  147. Pierrette Bouchard, orthopedagogue
  148. Marie-Alexe Chartrand-Péloquin, étudiante à la maîtrise en science politique à l’UQAM
  149. Yolanda Cespedes, assistant Manager 
  150. Véronique Robert, avocate
  151. Marisol LaNeuville
  152. Ines Benessaia, organisatrice communautaire
  153. Léa Montplaisir, étudiant.e
  154. Gabriela Casas, journaliste
  155. Stéphanie Ferreira Bexiga, étudiante au doctorat en études des populations, INRS
  156. Marianita Hamel, travailleuse du milieu communautaire en Estrie
  157. Jooneed Khan, journaliste, écrivain, militant de droits humains
  158. Daniela Benitez, étudiante
  159. Amélie Nguyen, coordonnatrice en solidarité internationale
  160. Marie Paradis
  161. Laura Blouin Adjointe à la direction chez Concertaction Femmes Estrie
  162. Isabelle Rivard, citoyenne, enseignante, Trois-Rivières 
  163. Camille Nicaisse, étudiante
  164. Elianne Pérez, étudiante de l’Université Montréal
  165. Maggy Rousseau, conseillère en gestion de risques
  166. Mikhaïl Marx, étudiant de Collège Rosemont
  167. Edgar Chahuillco, ingénieur
  168. Catherine Groleau, medecin
  169. Giovanna Llamosas, ingénieure chimiste
  170. Josy Graham, parajuriste
  171. Mandy Graham
  172. Serge Leclerc
  173. Claire Chaume, retraitée fonction publique 
  174. Virginie Chagnon 
  175. Viviane Audette-Bastan, étudiante au baccalauréat en droit
  176. Grégoire Pasdeloup, étudiant
  177. Robert Aubin 
  178. Mélissa Miller, étudiante en histoire à l’Université de Montréal 
  179. Jennifer Ricard Turcotte 
  180. Marie José Gauthier Enseignante en francisation
  181. Sandra Cordero Rebolledo , Le Droit de vivre en paix Montréal/El Derecho de vivir en paz Montreal
  182. Alex, Vaillant, Etudiant•e
  183. Bertrand Guibord
  184. Laurence Guénette
  185. Guillaume Tremblay artiste
  186. Celia Rojas-Viger, Professionnel de la Santé retraité
  187. Jocelyn Beaudry
  188. Aydeé Montaño, professionnelle
  189. Christian Bergeron Citoyen Canadien
  190. Félix, Langlois-Gauvin, designer graphique
  191. Jeanne Simard-Quesnel Conseillère communications
  192. Izara Gilbert, Étudiante chercheure
  193. Wan Hua Li, Artiste
  194. Jessica Ramos, responsable justice sociale
  195. Rine Vieth
  196. Ana Lucía Araujo, Graduate student
  197. Susan Stout, retired
  198. Belia Berrocal,  Paralegal
  199. Kirsten Francescone, Trent University 
  200. Alain Mignault, PhD
  201. Nino Pagliccia, Statistician, writer & author
  202. Evelyn Tischer, translator
  203. Claude Lacaille, prêtre missionnaire
  204. Grazyna Sanchez, retired
  205. Anna Czyzo, librarian
  206. George Karpat, retired
  207. Marjorie Moffatt, activist, spiritual guide and musician
  208. Susana Munarriz, Retired 
  209. Dan Maitland, teacher
  210. Valerie Hesse, Business and Operations
  211. Jean-Marc Dufour technicien informatique
  212. Gilles Sabourin 
  213. Christiane Baril retraitée
  214. Scott McFadden
  215. Kay Aubanel, artiste
  216. Mark Hathaway, Ph.D, Sessional Lecturer, University of Toronto
  217. Daniel Slapcoff, graduate student
  218. Jad Kabbanji, Président du Mouvement québécois pour la paix
  219. Bérénice Galarneau, étudiante
  220. Louis Philippe Lefebvre 
  221. Jérémy Bouchez
  222. Santiago Perez, Chimiste
  223. Ronald Cameron, Réseau international pour l’innovation sociale et écologique (RÏSE), Journal des Alternatives 
  224. Jacques Bouchard 
  225. Nicole Roger, retraitée
  226. Louise Constantin, retraitée

It’s still possible to add your name to the list of signatories!

C’est encore possible d’ajouter votre nom dans la liste de signataires!

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